21 - Jean Joseph Étienne LENOIR (9) (1822 - 1900) [1][2]

‍   Moteur électrique


Basic patent

French patent           37850

Application date:      25 August 1858

Grant date:               1 October 1858


Les recherches qui ont été faites jusqu'à présent sur les moyens d'employer l'électricité comme moteur n'ont pu avoir tous les résultats désirés par rapport au prix que coûte l'électricité. 

Les recherches que j'ai faites m’ont prouvé que l'on pouvait avec avantage employer les aimants fixes comme force d'attraction; mais comme ils n'ont d'autre qualité que l'attraction je les combine avec un aimant factice (dit électroaimant) qui permet de polariser les électroaimants avec les aimants pour en obtenir un mouvement continu.

Description

Pour obtenir un mouvement d'attraction continu je dispose deux aimants fixes, c'est-à-dire deux aimants en acier d'une force d'attraction en rapport avec la force nécessaire et en regard l’un de l'autre mais à pôles inverses, c'est-à-dire que le pôle nord de chaque aimant se trouve en face du pôle sud de l'autre aimant et à la distance nécessaire pour qu'un électroaimant puisse jouer entre les deux aimants.

L'électroaimant qui se trouve entre les deux aimants fixes est formé de fer doux de manière que, lorsque l'électricité circule dans les files des bobines de l'électroaimant, celui des aimants qui se trouve être en rapport inverse de pôle  avec l'électroaimant attire ce même électroaimant, puis sitôt que sa course est finie ses pôles se changent, c'est-à-dire que le pôle qui était nord devient sud et celui qui était sud devient nord parce que l'électricité négative ou positive est transportée d'une des bobines de l'électroaimant à l'autre bobine et vice versa; mais comme par ce fait l’aimant fixe qui avait attiré l'électroaimant se trouve être pôle à pôle, l'autre aimant se trouve à pôle inverse et l'électroaimants rétrograde sur l’aimant pour lequel il y a affinité et le mouvement de va et vient est établi.

Alors faisant communiquer au levier de mon électroaimant la tige d'une bielle je donne la vie à une machine; je puis aussi rendre mobile l’aimant en place de l'électroaimant comme aussi ne me servir de l'électroaimant que pour polariser les éléments et que l'électroaimant lorsqu'il est attiré par l’aimant ne soit pas aimanté et qu'il ne s’aimante pas pour cesser l'attraction et par là faire une machine soit à bielle ou rotation. [3]


Addition


Date:        2 November 1858


L'addition pour laquelle je réclame aujourd'hui un brevet consiste dans la dispositions que je donne à trois ou plusieurs aimants, deux ou plusieurs électroaimants, disposition que je puis varier presque à l'infini et qui me permet de pouvoir faire travailler simultanément, quand bon me semble, tour à tour les aimants employés, moins un, sur les électroaimants.

L'addition consiste encore dans l'utilisation, l'application spéciale de électroaimant pour obtenir de l'électricité d'induction qui supplie en tout ou en partie à l'électricité que je serai tenu de me procurer par les piles ou tout autre moyen connu, pour servir à la polarisation des électroaimants travailleurs.

(Source: archives de l’Institut national de la propriété industrielle)


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[1] FamilySearch database (KC86-FJP)

[2] Wikipedia

[3] no drawing annexed

(13/11/2021)