LU 28160 - Nicolas  Jean POOS (1899 - 1987) [1]


Demande de brevet du:      5 octobre 1946

Titre délivré le:                   5 décembre 1946


Chambre-à-air à deux compartiments


Les chambres-à-air actuellement connues dans l’automobilisme et l’aviation etc. ne comportant qu’un seul compartiment, présentent le grand désavantage d’exposer les passagers et le véhicule à tous les dangers du dégonflage subit d’un pneu. La présente invention remédie à ce désavantage par la création d’une chambre-à-air comportant deux compartiments séparés, extérieur X: ADCE et intérieur Y: ABCD (voir dessin ci-joint). Ces deux compartiments sont séparés par la paroi CDA qui, fabriquée en la même matière que les autres parties de la chambre-à-air, est appelée à remplir la fonction de la partie supérieure CEA du compartiment extérieur X en cas de dégonflage de ce dernier. La paroi de séparation CDA est approximativement de la même longueur que la partie extérieure CEA de la chambre-à-air, en sorte que le compartiment intérieur Y gonflé à l’exclusion du compartiment extérieur X prend, à pression égale, approximativement les mêmes dimensions que prend le compartiment extérieur X gonflé à l’exclusion du compartiment intérieur Y.

Le gonflage du pneu P s’opère par le gonflage successif des deux compartiments de la chambre-à-air, en règle générale selon le processus suivant:

Premier temps: On gonfle le compartiment intérieur Y jusqu’à obtention d’une certaine pression Y jusqu’à obtention d’une certaine pression qui, quoiqu’en tout cas suffisante pour pouvoir, à l’aide de ce seul compartiment ainsi gonflé, rouler à une allure modérée, reste cependant inférieure à celle qu’on veut en définitive donner au pneu P pour pouvoir rouler à la vitesse désirée;

Deuxième temps: On gonfle le compartiment extérieur X jusqu’à ce que la pression qu’il accuse soit celle, au régime de laquelle on désire rouler.

Au cas, où l’air s’échapperait du compartiment extérieur X, exposé, pour ainsi dire exclusivement aux dangers d’avarie et de lésion, le compartiment intérieur Y remplirait additionnellement le volume CDAE jusque là occupé par le compartiment extérieur X et reprendrait la pression, à laquelle il avait été gonflé avant le gonflage du compartiment extérieur X; cette pression étant en tout cas encore suffisante pour pouvoir faire rouler la voiture à une allure modérée, les suites d’un éclatement du pneu P se voient ainsi réduites à un minimum. Plus la pression donnée initialement au compartiment intérieur Y est grande par rapport à la pression définitive obtenue par le gonflage subséquent du compartiment extérieur X, plus la distance DE qui sépare les parties supérieures des deux compartiments est petite et plus les chances de neutralisation des suites d’un dégonflage subit du pneu P sont grandes.

Il est entendu que le gonflage du pneu P peut s’obtenir aussi par un processus inverse de celui prédécrit; dans ce cas il serait procédé de la manière suivante: 

premier temps: gonflage du compartiment extérieur X; 

deuxième temps: gonflage du compartiment intérieur Y.


____________________________________________

[1] FamilySearch database

‍ notaire 1947-1980

(05/04/2021)