53 - Jean François EYDT (1808 - 1884) (2) [1] [2]

Although EYDT had filed the full description of the « Rolland » system when applying for a patent on 17 November 1855 (see No 52), he was not sure that he had also obtained effective patent protection for the second part of the system, namely the mechanised kneading apparatus, since he had not supplied any corresponding drawings.

On 4 March 1856, therefore, EYDT applied for a second patent, specifically directed towards the Rolland kneading apparatus, and he explained why he did so:

Le soussigné, Jean François Eydt, architecte de la ville de Luxembourg, à l'honneur de vous faire part:

qu’étant propriétaire des inventions Rolland pour son système complet de planification, qui comprend son four aérotherme à sole tournante, le pétrin mécanique, pour lequel un brevet d'importation de 10 ans lui a été accordé par sa Majesté Guillaume III Grand-Duc, sous la date du 4 février 1856,

que cependant, par oubli, l'inventeur Rolland, n'avait pas joint les plans en description des différents agitateurs de son invention en formant l'ensemble de son système à employer, selon les besoins de la localité ou le genre de produits à obtenir,

que pour compléter la série des inventions Rolland, boulanger, rue Descartes n° 8 à Paris, le soussigné vient, Monsieur l'Administrateur, solliciter de nouveau un certificat d'addition au brevet d'importation accordé, et ce pour la même durée que pour celui-ci, pour les agitateurs des différentes combinaisons pour le pétrin mécanique Rolland dont la description et les plans en double sont joints à la présente demande.

Dans l'espoir, d'un accueil aussi favorable pour ces améliorations d'un intérêt si général, il a l'honneur, Monsieur l'administrateur, d'être votre tout dévoué serviteur.

EYDT thus applied in fact for a certificat d’addition [3] to the earlier patent on the Rolland oven which he had obtained on 4 February 1856. 

The application was based on ROLLAND’s second French patent for the kneader of his system [4].

‍ The invention was entitled:

Agitateurs des différentes combinaisons du pétrin mécanique pour l’appareil de panification Rolland

A British publication of 1857 [5] describes the advantage of the Rolland kneaders as follows:

The Rolland kneader (pétrin), which is of remarkably simple construction, and of moderate price, requires scarcely the strength of a man to keep it in action; is of moderate di­mensions, and easily cleaned; and the amalgama­tion of the flour and water is effected by it more perfectly and uniformly than by the human hand.

In a word, the work of the Rolland kneader is clean, wholesome, and rapid; always regular and noiseless; and, moreover, it considerably alleviates the painful toil of the journeyman. 

Every day affords us confirmed proof of these advantages in our establishments; and we give here with pleasure the most favourable and com­plete testimony to them.

Although the kneading apparatus was an invention of its own, and that the concept of a certificat d’addition was not foreseen in the Luxembourg Patent Law, the administrateur général des finances (Servais) accepted the application as “addition” under the wording put forward by EYDT: “complétant la série des inventions Rolland”.

The Chambre de commerce emitted a favorable opinion:

Nous avons l'honneur de vous retourner ci-joint le paquet contenant les pièces et la demande du sieur J. F. Eydt de cette ville, relative à l'addition au brevet qui lui a déjà été accordé pour l'exploitation de l'appareil de panification Rolland, en émettant l’avis qu’il y a lieu d'obtempérer et cette demande sans examen préalable par des experts, attendu que le certificat désiré n'est que le complément du brevet et que cette faveur doit être accordée en vue de des services que la boulangerie économique est appelée de rendre au pays.

The “patent of addition” was granted on 6 August 1856, but the administrateur général des finances had to make a decision on whether an additional grant fee had to be paid for the patent to be “added” to the “Système Rolland”. He came up with the following solution:

La loi du 25 janvier 1817 ne prévoit pas spécialement les certificats d'addition, et il ne semble pas que l'on doit attacher à ce dernier un droit à payer alors ce que ce droit a déjà été acquitté pour le brevet principal. Mais dans le présent cas, le brevet principal n'a été taxé qu'à fr 42,33 (20 flor.), tandis que, eu égard à sa durée (10 ans) il aurait dû l’être à 84,66 (40 flor.) suivant une disposition royale communiquée par une dépêche des Chambres d'État du 27 janvier 1843. Il y a dès lors lieu de faire payer pour le présent certificat d'addition un droit complémentaire de fr. 42,33.

The administrateur général des finances profited from the new arrêté royal granting the certificat d’addition to introduce limitations to the original patent:

Il (l’arrêté)modifie en même temps le brevet principal accordé par l'arrêté du 4 février dernier, en tant que ce brevet n'est pas conforme à la convention de 1842 (Zollverein) qui ne permet pas d'étendre le droit exclusif du brevet à l'introduction dans le pays et à la vente d'objets similaires, et limite ce droit à la confection de ses objets, et, s'il s'agit, comme dans le présent cas, de machines, à leur emploi.

Le brevet principal est en outre modifié par l'imposition de deux conditions prévues par l'article 5 de la loi de 1817 par rapport au brevet d'importation, à savoir:

(1) que la durée du brevet d'importation ne peut pas excéder celle du brevet d'invention accordé à l'étranger; 

(2) que les objets dont il s'agit doivent être fabriqués dans le pays

Jean François EYDT and his brother Frédéric Victor EYDT set up a “Rolland” bakery (panification mécanique) in the family-owned Siechenhof mill (Sichenmühl) in 1856 [6]. The local press reported that Prince Henri visited the Eydt factory in 1857 [7].

Addendum: 

The administrative file contains a document which provides evidence that Jean Dieudonné CLESSE, well known entrepreneur in Luxembourg, was involved in an attempt to acquire the rights to use the Rolland system in Luxembourg. 

In November 1854 CLESSE must have made an enquiry at the Paris-based company « Lesobre, Ménard et Cie », owners of Rolland’s patent rights at that time, about the costs of buying an oven and having it installed in Luxembourg. The Lesobre company’s letter of 27 November 1854, in response to CLESSE’s enquiry, concluded as follows:

Voici comment nous procédons: nous avons des brevets pour nos appareils en France et dans presque tous les autres états, conséquemment en Hollande. Nous faisons, avant toute livraison de pétrins ou de fours, la cession de nos brevets. Cette condition est toujours de rigueur. Nous serions heureux, Monsieur, de traiter avec vous de cette façon, soit pour le duché de Luxembourg, soit pour votre ville seulement. 

Pourtant, en considération du motif qui vous fait agir, nous ferions, pour cette fois, une exception en votre faveur.

Judging from the last sentence of the letter, CLESSE probably invoked the famine that was spreading at that time in the Grand-Duchy for requesting favorable conditions.

It is not clear from the administrative file what role the versatile and clever Jean Dieudonné CLESSE (see No 21b) played and whether he cooperated with EYDT in this matter.

EYDT filed a third patent application in 1863 (see No 76b)

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[1] FamilySearch database

[2] Wikipedia

[3] A legal concept used in France for protecting improvements to existing patents, but not for different inventive concepts!

[4] FR patent cote No 11,586 (plus 2 additions)

[5] The British Bread-Book for Domestic Use, 1857, Eliza Acton, London

[6] Notices historiques sur la situation agricole au Grand-Duché Luxembourg, 1860 page 215.

[7] Luxemburger Wort, 27 May 1857, page 3

(25/02/2021)

(Source: archives de l’Institut national de la propriété industrielle)